Histoire de la Revue Maritime 2014

Histoire de la Revue Maritime 2014

 

La Revue maritime

 

Fondée en 1861 sous le nom de Revue maritime et coloniale, notre revue est une des plus anciennes publications régulières et certainement la plus ancienne dans le domaine maritime.  

Plusieurs tentatives avaient été faites dans ce domaine : en avril 1829, fut imprimée au Havre par les soins d’une société de marins, une publication semestrielle ayant pour titre « La navigation, journal des naufrages et autres évènements maritimes » (n’oublions pas que les fortunes de mer étaient nombreuses à l’époque)

À partir de 1834, son édition se fit à Paris et elle reçut le nom de « Revue Maritime », en conservant « le navigateur » comme nom plus général. Il s’agissait surtout d’un recueil d’anecdotes maritimes et de récits historiques .C’était en quelque sorte notre glorieux ancêtre. Elle fut absorbée en 1835 par le « Journal de la Marine »

En 1861, le ministre de la Marine et des colonies demande la création d’une Revue Maritime et Coloniale », ce qui fut fait. Les sujets traités étaient des plus variés et touchaient déjà tous les aspects de la vie maritime : Marine nationale, marine marchande, océans, pêche, vie des marins, techniques nouvelles, santé à bord…

Le premier numéro (janvier/février 1861) faisait la bagatelle de 440 pages et très vite, la parution devint mensuelle. Si certains articles n’étaient qu’un modeste résumé (une page et demie), d’autres étaient de véritables dossiers : un rapport sur le rôle et le budget du ministère de la Marine et des Colonies n’avait pas moins de 43 pages !

La guerre interrompit sa publication de 1939 à 1946.

En décembre 1971, le ministre de la Défense voulait regrouper en une seule publication tout ce qui avait trait aux trois armées. Mais un petit groupe qui voulait préserver son caractère essentiellement maritime s’était constitué. On y trouvait notamment l’amiral Deroo, l’ingénieur général du génie maritime René Courau et Marcel Bougaran, capitaine de vaisseau et auteurs de nombreux ouvrages. Parallèlement, une autre association avait été fondée en par Jean Morin en 1971 : l’Institut de la Mer.

Jean Morin avait été notamment préfet et secrétaire général de la Marine marchande.

Fluctuat nec mergitur, la Revue survécut !

En 1975, L’Institut de la Mer, la Ligue Maritime et d’Outre-Mer et le Comité Naval d’Information sur les Problèmes de la Mer (CNIMER) unissaient leurs compétences : l’Institut Français de la Mer était né, avec Jean Morin comme premier  président, et c’est à l’IFM que revenait l’honneur et la lourde tâche de veiller au destin de la Revue Maritime.

Les barreurs étaient bons, ils le sont toujours, même si ce ne sont plus les mêmes.

Afin de s’adapter au goût du jour, son format et son apparence ont été modifiés à plusieurs reprises.

Même s’il était tentant de rester traditionnels, nous nous devions de suivre notre époque ; c’est pourquoi nous avons changé la maquette, mais pas l’esprit du contenu car celui-ci restera ce qu’il est depuis sa fondation : rigueur sur le fond, rigueur sur la qualité du français, rigueur dans le choix des articles.

N’allez pas pour autant penser qu’elle est réservée à une intouchable élite et rédigée en langage abstrait par des spécialistes pontifiants,  pour des lecteurs non moins triés sur le volet.

S’il est vrai que la revue ouvre ses colonnes à nombre de grands noms reconnus dans tous les secteurs touchant la mer, elle accueille aussi beaucoup de jeunes, débutants peut-être, mais dont la qualité des thèses et des mémoires n’a souvent rien à envier aux travaux de leurs aînés. Certains restent dans l’Histoire, d’autres ne font qu’y passer, mais tous sont animés par un seul but, celui qui est l’objet même de la revue : « promouvoir la mer et les activités maritimes françaises ». Le grand public l’ignore, mais la mer représente dans notre pays plus de 300 000 emplois, tant embarqués qu’à terre.

Mais la porte aux autres pays n’est pas fermée pour autant, car dès son début, elle accueillait des auteurs étrangers, civils et militaires, savants ou néophytes, mais animés par un esprit commun de défense de notre patrimoine maritime.

Quant aux lecteurs, ils viennent de tous les horizons, jeunes ou moins jeunes, liés par une passion commune, la mer. Professionnels ou simples amateurs, ils sont l’âme et le soutien de notre publication.

C’est pourquoi nous nous efforçons de maintenir sa qualité élevée, et son prix d’abonnement modique, afin de la laisser à portée de toutes les bourses, le savoir devant être accessible même aux plus modestes.

La Revue Maritime fait maintenant partie de notre héritage, et vous qui lisez ces lignes, n’hésitez pas à nous soutenir, moralement, financièrement, par vos articles et en le faisant savoir autour de vous, surtout à ceux qui ignorent l’importance de la mer : Nous allons continuer à voguer longtemps, très longtemps, pavillon haut !

 

Sébastien d’Aurade 2014

 

 

 

 

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